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Edition 1750 - Du 12 août 2009 au 18 août 2009
Edition 1750 - Malestroit
Fête médiévale les 11, 12 et 13 septembre
Dossier spécial
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Edition 1750 - Malestroit
Malestroit La médiévale
La Trève de Malestroit, le 19 janvier 1343
Pourquoi Malestroit ?
Malestroit fut sans doute choisie pour accueillir la signature de la Trève, parce qu’elle constituait un lieu d’hébergement proche des lignes des belligérants le long de l’Oust qui, à cette époque de l’année, n’est franchissable que par des ponts en bois.
En outre, Malestroit est un bourg castral déjà important. L’unique chemin carrossable reliant Rennes à Vannes traverse l’agglomération, sans doute déjà fortifiée, et pourvue de commerçants, d’artisans et de couverts.
Enfin, la Maison de Malestroit est l’une des plus riches de Bretagne et un grand nombre de ses seigneurs guerroyent dans l’un ou l’autre camp.
Un hôpital fondé au XIVe siècle par les seigneurs de Malestroit complétait l’intérêt et l’influence que présentait cette localité, qui était déjà une étape suffisamment fréquentée par les pèlerins de Compostelle.
* Source J-Paul Bourban, “La Trève de Malestroit“.
En Bretagne, à la suite de la mort sans héritier, en 1341, du duc Jean III, enterré à Ploërmel, deux ducs, Jean de Montfort et Charles de Blois s’affrontent pour obtenir la couronne du duché. C’est la Guerre de Succession de Bretagne. Ou Guerre des Deux Jeanne, du nom des épouses des deux rivaux, Jeanne de Flandre et Jeanne de Penthièvre, qui poussaient chacune leur mari à revendiquer le duché.
En France, vient de commencer la guerre de Cent Ans, opposant Anglais et Français dont les rois convoitent chacun la couronne de France.
Depuis 1309, le pape siège à Avignon et, en 1342, Pierre-Roger de Montfort, un bénédictin limougeaud, est élu pape sous le nom de Clément VI.

Premier face à face franco-anglais

La guerre de Succession de Bretagne, internationalisée, divise et ruine les Bretons. La principauté bretonne devient une plate-forme privilégiée en vue de la conquête du royaume de France par les Anglais, qui sont les alliés des Montfortistes, partisans de Jean de Montfort. Les Français soutiennent les Blésistes, partisans de Charles de Blois, un neveu du roi valoisien.
Fin octobre 1342, Edouard III, roi d’Angleterre, débarque en Bretagne et, à la tête d’une forte troupe de plus de 10 000 hommes avec les renforts bretons montfortistes, ambitionne de prendre Nantes, Rennes et Vannes aux mains des Franco-Bretons.
Il s’installe près de Vannes et envoie des lieutenants investir Rennes et Nantes. Charles de Blois presse le roi de France de venir à son secours. Fin décembre, le duc de Normandie (futur roi Jean II le Bon), prend Ploërmel et s’installe à proximité, avec sa nombreuse armée, trois à quatre fois plus nombreuse que celle d’Edouard III. Il est rejoint par le roi Philippe VI. C’est la première fois, dans l’histoire de Bretagne que sont présents, face à face, les deux rois de France et d’Angleterre – qui, à partir de leurs deux camps retranchés, préparent une grande bataille.

Patience et diplomatie...

Le pape Clément VI délègue, pour négocier la paix, deux cardinaux, celui de Prenestre, Pierre Després de Montpezat et celui de Tusculum, Annibal Caietani de Ceccano. Ils obtiennent un sauf-conduit anglais pour s’installer à Malestroit. Avec beaucoup de patience et de diplomatie, des deux cardinaux réussissent à convaincre les deux rois et leur entourage, pourtant très hostiles à ces négociations.
Le 19 janvier 1343, en la chapelle du Prieuré de la Madeleine (aujourd’hui en ruine bien conservée) à Malestroit, est signée une trêve. La grande bataille est évitée.
Le roi Philippe VI rentre en France avec son armée, mais il ne libère par Montfort, retenu prisonnier à Paris.
Le roi Edouard III regagne l’Angleterre et y amène la duchesse Jeanne de Flandre (épouse de Montfort) et son fils Jean afin de le mettre à l’abri et l’éduquer. Mais il laisse des troupes en Bretagne pour garder les possessions de Jean de Montfort. En fait, la question de la succession bretonne n’est pas résolue. Chaque prétendant garde, sous la protection respective de la France et de l’Angleterre, le bénéfice des territoires acquis et occupés.

Traitreusement décapité

La trêve conclue jusqu’à la saint Michel, le 29 septembre 1346, ne sera guère respectée puisque, dès le 2 août 1343, Olivier de Clisson (le père du futur connétable de France), est arrêté, sur ordre du roi de France, malgré un sauf-conduit et traîtreusement décapité. Le 29 novembre de la même année, 14 seigneurs bretons montfortistes (dont deux Malestroit, père et fils), sont également décapités, en pleine trêve de Malestroit.
L’historien malestroyen Jean-Paul Bourban, membre de l’association Maltrec, a consacré son dernier ouvrage à la Trêve de Malestroit. L’historien, qui a déjà écrit plusieurs livres à l’histoire de la cité, s’est cette fois attelé à la compilation de divers documents traitant de la Trêve. « J’y ai ajouté ma touche personnelle. La Trêve, les historiens qui traitent de la Guerre de cent ans, mais aussi de la Guerre de Succession de Bretagne, en parlent. C’est un épisode très intéressant, à plus d’un titre. »
Jean-Paul Bourban se montre enthousiaste à la perspective de la fête médiévale : « Le site de Malestroit se prête bien à ce genre de manifestation. L’histoire de la ville est suffisamment riche pour qu’on en évoque différents épisodes. Cette histoire est, de plus, souvent méconnue des Malestroyens. »
Sa brochure est consultable à la médiathèque, et un exemplaire a été remis à la mairie.
L’historien a encore de quoi faire. Après le XIVe siècle, il va se pencher sur l’art présent dans les rues de Malestroit, « les petites statuettes cachées, les cadrans solaires, les mansardes ouvragées, les balcons… Je projette aussi de travailler sur le thème de “Malestroit l’énigmatique“. L’Histoire regorge de petites anecdotes… »
Anne-Sophie Audran
Sources Yvonig Gicquel
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Edition 1750 -
Malestroit la médiévale
Des machines infernales
Le trébuchet tirait jusqu’à 220 m des boulets pouvant atteindre 125 kg.
Des plateaux de cinéma hollywoodiens aux recherches historiques les plus pointues, Renaud Beyfette est devenu la référence incontournable en matière d’armement médiéval et de constructions anciennes.
« A l’origine, j’avais une entreprise de charpenterie spécialisée dans la restauration de monuments historiques. Un jour, un client m’a demandé de lui faire un trébuchet en état de marche. Les astuces de fonctionnement de ce type d’engin étaient perdues. J’y suis parvenu. »
C’était en 1987. Depuis, avec son entreprise Armédiéval, il sillonne les châteaux de France et d’Europe pour reconstituer des armes de siège sur les sites, apporter ses conseils, et participer à des recherches historiques et des reconstitutions dans le monde entier. Il est actuellement un des très rares experts mondiaux en ingénierie ancienne et médiévale.
Ce qui l’a amené récemment en Syrie à reconstituer les armes de siège de Saladin, dont les historiens avaient retrouvé les plans.
Renaud Beyfette et Armédiéval ont ainsi reconstitué plus d’une trentaine de machines extraordinaires : un trébuchet qui lance des boulets de 300 livres à plus de 200 m, un beffroi sur roues de 18 m de haut, les étonnantes machines du spectacle “A l’assaut du Donjon” du parc du Puy du Fou… Ces machines animent de nombreux sites touristiques et historiques d’état ou privés, qui ont vu depuis leur fréquentation augmenter.
Peu à peu, son entreprise de charpente traditionnelle (il est Compagnon du Devoir) a évolué vers ce domaine très spécifique, au point de devenir l’un des seuls experts mondiaux en ingénierie ancienne.
Armédiéval est aussi habilité à rendre des expertises sur les charpentes dynamiques. « Dans ce cadre, nous avons été nommés experts auprès des tribunaux en Grande-Bretagne lors d’un procès criminel où de curieux personnages avaient utilisé un trébuchet pour apprendre à un troisième farfelu à voler… »

Une arbalète géante

L’ingénieur a accepté de participer à la fête médiévale organisée en septembre prochain par l’association Pendragon : « J’ai dit oui à cause de la personnalité de son président, Gérard Paugam. C’est un pur. D’habitude, je refuse de participer à des fêtes médiévales. Le côté saucisses-merguez me fait fuir. Là, le fond historique tient la route. Je sais que je participe là à une fête comme je n’en ai plus vu depuis longtemps ! »
Les 12 et 13 septembre, à la Digue, dans la partie camp militaire, le public pourra donc admirer une arbalète géante de 300 kg. « Trop dangereuse pour fonctionner, elle sera montée sur pied. C’est une copie d’une arbalète qui a été retrouvée en ex-Allemagne de l’Est, dont la chronique rapporte que l’un de ses traits a traversé trois hommes et un cheval avant de se ficher dans une porte, à 300 m de là. »
Sera également exposé un couillard, « dont Napoléon III disait qu’il suffit de le regarder pour comprendre d’où vient son nom… »
Un trébuchet pédagogique permettra aux enfants de tirer des ballons d’eau, avec un animateur.
Anne-Sophie Audran
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Edition 1750 - Malestroit
Malestroit la médiévale
Un marché médiéval haut en couleurs
Atchaka propose des specatcles animaliers.
Oyez oyez, braves gens, vous entendez ce vacarme ? C’est liesse en Malestroit Pays, plus de guerre, plus de sang, plus de morts…
19 janvier 1343 marque la fin de la crevure de faim, fini les rats à dévorer crus faute de mieux.
On sent le pain tout chaud, la saucisse fumante, les brouets de toute sorte. On frappe timbales aussi fort qu’on peut ; l’hypocras, le morentum gouleyant coulent le long des bajoues. On danse, on chante, on rit, on vit !
Toute la vieille ville de Malestroit va être investie par une soixantaine d’artisans et d’artistes, le samedi 12 septembre de 11h à minuit, et le dimanche 13, de 11 h à 20 h.
Les organisateurs ont mis un point d’honneur à choisir des artisans dont le travail est le plus authentique possible. Pas d’épée en plastique en ces lieux, que de la belle ouvrage !
Le public pourra par exemple découvrir le travail du cuir, des vitraux, des boucliers héraldiques, des bijoux, des tissus, des tapisseries...
Le bourreau Samson, des hommes en arme, une vingtaine de danseurs médiévaux, les musiciens de Waraok et même un montreur d’ours déambuleront entre les deux sites principaux de la fête, la Digue, où se trouvera le camp militaire, et la vieille ville et la place du Docteur-Queinnec.
Les Barons festoyeurs, spécialiste des banquets médiévaux, en proposera le vendredi et le samedi soir, et le dimanche midi. Ces banquets se dérouleront à la salle des fêtes de Malestroit, et seront animés de spectacles surprise. D'autre part deux tavernes seront ouvertes sur le site le samedi midi et soir et le dimanche midi. Les produits servis seront dans l'esprit médiéval...
Anne-Sophie Audran
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Edition 1750 - Malestroit
Malestroit la médiévale les 11, 12 et 13 septembre 2009
Le plan de la fête
Susceptible d’être modifié.
Plan d'après Mickaël Le Cars m.lecars@gmail.com
1 - Echopes, marché médiéval

2 - Atelier des Bâtisseurs : tailleur de pierres, charpentier, maître verrier

3 - Scène de spectacle : magie, cracheur de feu

4 - Chorale médiévale dans l'église Saint Gilles

5 - Billetterie

6 - Ecurie Oendragon “Frisons”

7 - Camp de reconstitution du XIVe siècle : machines de guerre (trébuchet, couillard, bombardelle), entraînement au combat, camp de chevaliers, tirs d'archers et d'arbalétriers, montreurs d'ours, tournoi de chevalerie

8 - Départ de la procession du pardon de Saint Gilles
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Edition 1750 - Malestroit
Malestroit La médiévale
Le savoir-fer du forgeron Tristan Esnault
Tristan Esnault est responsable des forges du parc du Puy-du-Fou. Il proposera à Malestroit reconstitution de faures : une forge entourée des différentes corporations des métiers du fer.
Malestroit est un beau terrain de jeu ! » lance l’association Pendragon. Et les organisateurs ne manquent pas de joueurs... « Je reçois énormément de demandes d’artisans qui souhaitent participer. Mais nous privilégierons l’authenticité du travail de ceux qui viendront. Notre but est de valoriser la ville, pas de faire du business. »
S’il en est un qui partage ce point de vue, c’est bien Tristan Esnault. Forgeron coutelier en Vendée avec son frère et son épouse Anne-Sophie, qui crée des bijoux, il a également la responsabilité des deux forges du Puy-du-Fou depuis 1998. « Je m’intéresse au caractère historique de la forge. Il a fallu mener des recherches pour reconstituer la forge du village de l’an Mil, au Puy-du-Fou, pour savoir quel type de soufflets, de foyers et d’outils étaient utilisés au Moyen-Age. »
Tristan Esnault va mettre son expérience à profit pour la Fête médiévale : « Je me suis engagé dans une folle aventure! Je n’avais jamais travaillé sur l’époque du XIVe siècle, celui de la Trève de Malestroit. Les forges connaissaient alors de grosses améliorations techniques : les feux étaient plus forts et plus hauts, grâce à des soufflets différents et des arrivées d’air sur les côtés. Et les métiers de la forge s’organisaient davantage, les corporations se créaient. »
Lors de la Fête médiévale, une “rue des métiers de la forge“ sera mise en place sur la place du Docteur-Queinnec. Une forge à cinq foyers, alimentée par un seul gros soufflet à roue, sera installée. Elle comportera plusieurs plans de travail, qui permettront à plusieurs artisans de différentes corporations, de travailler en même temps.

Intérêt pédagogique

« A l’époque, il était fréquent que les seigneurs possèdent leurs forges et leurs artisans, les faures. L’idée est que les forgerons du seigneur soient rassemblés autour de la forge », explique Tristan Esnault
Les différents métiers de la forge seront donc représentés : un coutelier, un taillandier (fabrique des couteaux et d’herminettes et hachettes), un charron, un maréchal-ferrant, un armurier (fabrique des épées et des lances), un ferronnier cloutier (fabrique les ustensiles de la vie courante), un haubergier (fabrique les hauberts et les cottes de maille), un orfèvre bijoutier, un graveur ciseleur, un potier d’étain (fabrique de la vaisselle en étain), et un bibelotier. Ce dernier fabrique de petits objets en étain, servant à la dînette des enfants. « Cette animation leur sera spécifiquement destinée », précise Tristan Esnault.
Le forgeron a utilisé son carnet d’adresse pour constituer ces faures : « Les artisans seront tous français. Dans beaucoup de fêtes médiévales, les armes et cottes de maille sont fabriquées en République Tchèque. Elles coûtent moins cher, mais la qualité n’y est pas », affirme le forgeron. « De toute façon, très peu d’artisans seront là pour vendre. Ce qui nous intéresse, c’est l’aspect pédagogique. On a très peu l’occasion de montrer nos métiers de la manière la plus authentique qui soit, sans le côté mercantile ou fête à neuneu... Beaucoup d’artisans, qui d’habitude ne se déplacent pas pour ce genre de fête, ont accepté de venir pour cette raison. »

Du caillou à l’épée

Depuis 2005, les forges du Puy-du-Fou montrent également au public comment se fabrique le fer, à l’initiative de Tristan Esnault : « Les gens nous posaient souvent la question. Nous avons donc proposé au parc de faire des démonstrations de fabrication de fer à partir de minerai, le samedi pendant l’été. »
Cette démonstration sera également reprise à Malestroit : « C’est intéressant de voir comment on passe du caillou à l’épée ! Et puisqu’au Moyen-Âge, des seigneurs possédaient aussi la production de minerai, on ne dérogera pas à l’authenticité de la reconstitution. »
Anne-Sophie Audran
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Edition 1750 - Malestroit
Malestroit La médiévale
Un camp militaire reconstitué sur la Digue
La machine à remonter le temps à bord de laquelle Pendragon invite les visiteurs, les 11, 12 et 13 septembre prochains, prendra toute sa dimension sur les berges de l’Oust.
Là, un camp militaire s’installera avec armes et bagages. Cinq troupes de reconstitution historiques, spécialisées dans le Xive siècle, soit près de 130 personnes, seront présentes : elles vivront, s’entraîneront, mangeront, sous le regard du public.
« Il n’y aura pas de gradins, avec des tournois de chevalerie à heure fixe », prévient Daniel Gendrot de la Maisnie de Kistrebergh, alias le baron Enguerrand d’Addyvac’h, qui commandera le camp. « La troupe vivra sa vie de troupe. Il se passera toujours quelque chose sur le camp, tout en étant le plus fidèle possible à la réalité historique. »
La Maisnie de Kistrebergh, la Sainte-Hermine de Redon, la Compagnie Grise, Yves Gloagen et ses arbalétriers, Lez Kernié, troupe spécialisée dans le tir à l’arbalète, et Kalon Kleze et ses bouches à feu feront donc découvrir le quotidien des soldats médiévaux.
L’Angleterre sera bien sûr représentée, Trêve de Malestroit oblige, par une troupe venue de Jersey.
Passionnés et passionnants, les membres des cinq troupes sont intarissables : « C’est une bonne occasion d’effacer les clichés sur le Moyen-Age ! Ce n’est pas l’époque sombre et sale qu’imaginent beaucoup de gens... »
Dans le petit monde de la reconstitution historique, chaque détail compte.
Les membres des troupes mènent même des recherches historiques poussées, pour coller au plus près à la réalité : « Les découvertes archéologiques nous donnent souvent raison. »

Combats et tournois

Le public pourra assister aux combats d’entraînement des mercenaires et soldats, des tournois, des démonstrations d’archers et de bouches à feu (les ancêtres des canons)...
Chaque troupe ayant sa spécialité, les diverses facettes de l’ost (armée) seront représentées. « Il y aura des combats, disons “rustiques“, mais aussi de l’escrime médiévale, des tournois à cheval. Des armes de siège seront aussi exposées. »
Les divers métiers gravitant autour de la troupe ne seront pas en reste. On verra comment se fabriquaient les cordes, comment se travaillait le cuir et la laine, un héraut d’armes donnera des explications sur l’héraldique... Ce dernier, Daniel de Pontcastel, est également maître d’œuvre (l’architecte de l’époque). Il dévoilera les secrets de construction des cathédrales et du nombre d’or aux plus curieux...
Des soldats quitteront régulièrement le camp pour patrouiller en ville. « S’ils venaient à croiser des soldats anglais, des échauffourées ne seront pas à exclure ! »
Renaud Beyfette, de la société Armédiéval, présentera cinq engins de guerre, un pilori et un scieur de long.
Après l’effort, le réconfort du guerrier ! La lune d’ambre est une troupe spécialisée en soins et hygiène.
Il n’y aura pas que des hommes en armes, les animaux seront également représentés. Dix-sept chevaux frisons, dot la race ne compte que 1 400 représentants en France, seront là. Plusieurs éleveurs et propriétaires de la région viendront montrer ces impressionnants chevaux noirs, utilisés à l’origine comme destriers. Les cavaliers déambuleront en ville, comme Daniel Hubert , spécialiste du spectacle équestre. Il a participé dans les années 80 aux tournois de chevalerie de Gilles Raab, le spécialiste européen du genre.
Daniel Hubert présentera un harnachement d'époque et déambulera avec nos amis propriétaires et éleveurs de Frisons...
Equipassion proposera deux spectacles par jour. Quatre à six chevaliers tout droit venus du XIVe siècle s’entraîneront au combat puis s’affronteront lors d’un tournoi, dans les règles de l’art.
Le public pourra découvrir les jeux équestres traditionnels, au cours desquels les cavaliers attrapent des anneaux ou tranchent des pommes avec leurs lances, tirent à la javeline sur une cible...
« Tout cela sera scénarisé, et le public participera. Si des spectateurs se moquent des chevaliers, ils pourraient bien se retrouver au cœur du spectacle. Ces messieurs ont l’ouïe fine ! », explique Jacques Bonno, président de l’association, basée à Caro.
Anne-Sophie Audran
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Edition 1750 - Malestroit
Malestroit la médiévale
Qui est Pendragon ?
Pendragon est une association loi 1901. Elle a pour objet la défense et la promotion de patrimoines historiques et culturels par le biais d’animations de nature évènementielle notamment la mise en œuvre de foires médiévales comprenant des troupes de reconstitution historique, des artisans et commerçants médiévistes, des spectacles de dressage de chevaux, des parades et des défilés, des arts de la rue, des montreurs d’animaux (ours, loups…), des spectacles de fauconnerie...
Pendragon intervient ponctuellement dans le cadre de manifestations culturelles de prestations de service.
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Edition 1750 - Ploërmel
Base nautique du Lac au Duc
De nouvelles activités en septembre
Après les écoles de pagaie et de voile, c’est une école de ski nautique qui ouvrira ses portes à la rentrée, sur le Lac au Duc. Les inscriptions seront ouvertes dès la fin du mois.
Gilles Renault accompagné de bénévoles du club qui ont participé à la régate (lire ci-dessous.)
Le club nautique du Lac au Duc est une association affiliée à cinq fédérations : voile, kayak, aviron, ski nautique, handi-sport. Ainsi, ses activités s’adressent aux particuliers et aux groupes, selon des offres diverses adaptées à la demande, que ce soit des scolaires du primaire au Bts, ou en individuel, de la location de matériel en stage et en cours particuliers.
Le plus gros de l’activité a lieu tout au long de l’année avec les habitants de la région, notamment par le biais des écoles : école de pagaie pour le canoë-kayak, et école de navigation pour la voile sur plusieurs types d’embarcations (planches, dériveurs, catamarans). « L’an dernier, ce sont plus de 35 000 sorties qui ont été comptabilisées, uniquement hors saison, et sur tous types d’embarcations confondues, soit 10 000 à 12 000 personnes. L’équivalent de La Trinité-sur-Mer », souligne Gilles Renault, directeur de la base nautique.
Dès la rentrée de septembre, une nouvelle section va démarrer : l’école de ski, pour le ski nautique qui se pratique au printemps et à l’automne. « Notre animateur, Philippe Quemeneur, est titulaire d’un brevet d’état de ski nautique », explique le directeur de la base. Pour cette nouvelle formule, l’initiation sera adaptée à chaque niveau, et orientée vers le wake-board. Le nombre de places étant limité à 10 personnes, les inscriptions seront ouvertes dès la fin du mois d’août, pour commencer les cours les 16 et 19 septembre.
Parallèlement, l’école de voile continuera son activité auprès des scolaires, avec une particularité : la base dispose de trois écoles nautiques itinérantes qui se déplacent sur 30 plans d’eau autour de Ploërmel, avec tout le matériel nécessaire à la pratique de la voile, du canoë-kayak et du ski nautique. « C’est une opportunité qui permet de valoriser le plan d’eau, de créer une animation sur la commune et de réduire le coût des transports pour les écoles. D’ailleurs, notre démarche est très appréciée là où nous nous déplaçons. Notre souhait est d’aller vers les gens... », souligne Gilles Renault, qui précise par ailleurs que les centres de vacances peuvent aussi profiter de cette prestation. Dans cet état d’esprit, cet été, une navette a été mise en place pour la première fois, pour aller chercher et ramener les stagiaires voile directement à leur domicile.
Autre particularité du club nautique : depuis le printemps dernier, il propose des activités à destination des personnes porteuses d’un handicap. « Un atout », selon Gilles Renault : « Nous sommes devenus club référence dans ce domaine. Nous sommes le seul club en France à proposer des activités pour les personnes handicapées dans les quatre disciplines: voile, ski nautique, canoë-kayak ou aviron. La pédagogie et l’encadrement sont adaptés à chaque cas. Notre club est classé site pilote pour le handivoile. Il y en a seulement 5 en France, et nous sommes le seul du Grand-Ouest. » (Lire aussi en page 2)
Isabelle Francon
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